TOMATE
Aucun nouveau cas n'a été signalé en Ontario ni aux États-Unis.
Un premier cas a été répertorié en Montérégie dans un champ avec un historique de la maladie. Consultez l’avertissement Nº 9 pour bien identifier les symptômes et éviter de les confondre avec ceux causés par le mildiou.
Autres maladies fongiques
Alternariose
Présente dans l'ensemble de la province, la maladie est stable.
Septoriose
Les premiers cas sont détectés dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches.
Sclérotiniose
Certains collaborateurs mentionnent toujours la présence de la pourriture sclérotique. Elle est particulièrement à surveiller sur les sites avec un historique de la maladie. Les premiers symptômes sont un flétrissement des plants suivi d'un brunissement des tiges. Ensuite, un mycélium cotonneux et blanc combiné à la présence de sclérotes noirs dans le fruit ou la tige permettent de bien identifier la maladie.
Il est important de savoir que la pourriture sclérotique touche plusieurs cultures, dont les cucurbitacées, les crucifères, les apiacées, les solanacées (poivron, pomme de terre, tomate), le haricot, la laitue, le pois, le soya et le tournesol. Puisque les sclérotes peuvent survivre de 3 à 10 ans dans le sol, le meilleur contrôle de cette maladie est la mise en place de techniques de lutte préventives dans le cadre d’une régie de lutte intégrée.
Sur les petites surfaces : pour limiter la propagation de la maladie, il est possible d'arracher les plants et d'en disposer en les mettant dans un sac pour les sortir du champ.
Moisissure grise
Présente en abris froids et en champs dans la Capitale-Nationale, en Montérégie, en Outaouais et dans Chaudière-Appalaches, la moisissure grise progresse lentement sur les feuilles et les fruits. Les fongicides préventifs utilisés contre les autres maladies limitent sa progression.
Blanc
En abris froids, les variations et températures d’humidité sont favorables à l’apparition du blanc. Comme les nuits commencent à se rafraîchir, le développement de la maladie risque d’être favorisé. C’est un champignon plus fréquemment observé sous abris qu’en plein champ. Les premiers cas de blancs ont été signalés en champs dans Lanaudière, en Montérégie et dans les Laurentides, mais la pression demeure faible.
Moisissure olive
La maladie, spécifique à la tomate, est en progression dans les abris froids de l’Estrie, de la Montérégie et de l’Outaouais. Il existe des cultivars résistants.
Les punaises demeurent actives dans la province. Peu de dommages sur les fruits sont rapportés. Un dépistage régulier demeure nécessaire.
Pucerons et tétranyques
La pression varie selon les fermes. Un dépistage régulier demeure nécessaire avec les températures chaudes à venir, particulièrement pour les tétranyques.
Sphinx de la tomate
Les premières chenilles ont fait leur apparition dans le sud de la province, en Outaouais, Montérégie et Estrie. Les collaborateurs rapportent leur présence en tunnels et en champs.
Maladies fongiques
Anthracnose
Les premières lésions sont observées dans le sud de la province sur des fruits en mûrissement.
Pourriture sclérotique
Des cas sont toujours rapportés, mais peu de plants sont atteints. Référez-vous à la section Tomate pour plus d’information sur les symptômes.
Phytophthora capsici
La maladie est stable, il n'y a pas pas de nouveaux cas rapportés.
Maladies bactériennes
Pourriture molle bactérienne (Pectobacterium carotovorum, syn. Erwinia carotovora)
À la suite des chaleurs de la semaine dernière, la pourriture molle est signalée par des collaborateurs dans les régions de Lanaudière, de la Montérégie et du Centre-du-Québec.
La tache bactérienne est présente, mais demeure stable.
Insectes
Punaises
Les punaises demeurent actives dans la province. Peu de dommages sur les fruits sont rapportés. Un dépistage régulier demeure nécessaire.
Pucerons
La pression demeure faible. Puisque certains collaborateurs remarquent une légère croissance des populations, les dépistages réguliers demeurent importants. Les ennemis naturels peuvent suffire à bien contrôler les populations. En période de récolte et lorsque les plants sont fournis, les pucerons affectent moins le développement des plants, mais l’évolution de colonies produisant du miellat est à éviter par crainte de voir apparaître de la fumagine.
Dans le réseau maïs, 1 ou 2 papillons ont été capturés sur 5 sites dans la Capitale-Nationale, à l’île-d’Orléans et au Bas-St-Laurent.
Insectes et acarien
Présent dans toutes les régions, il est à surveiller lors des périodes de chaleur puisque les populations peuvent croître rapidement.
Ces insectes sont présents, mais leur activité varie grandement d’une ferme à l’autre. Il est important de continuer le dépistage.
Tétranyques
Pour plus d’information concernant les seuils d’intervention dans les principales cultures maraîchères du Québec, vous pouvez consulter gratuitement le recueil des seuils d’intervention. |
Toute intervention de contrôle d’un ennemi des cultures doit être précédée d’un dépistage et de l’analyse des différentes stratégies d’intervention applicables (prévention et bonnes pratiques, lutte biologique, physique et chimique). Le Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP) préconise la gestion intégrée des ennemis des cultures et la réduction des risques associés à l’utilisation des pesticides. |